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Ces pensées qui nous traversent pendant les cours

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Ces pensées qui nous traversent pendant les cours

daydreamingUne étude très récente (impossible à retrouver) démontre que c’est pendant les moments les plus importants de votre vie que vous vous autorisez quelques introspections : lorsque vous prenez votre douche, quand vous êtes assis dans le métro, quand vous conduisez en campagne… Mieux encore, cette étude (toujours introuvable), affirme que c’est en période de cours que vous viennent les pensées les plus réfléchies et abouties. On vous en donne ici un ersatz.

« Ah, intéressant, ton profil Facebook. » C’est un moment inévitable lorsque vous êtes assis derrière un chanceux propriétaire d’un ordinateur portable. Vous, assis devant votre antique cahier, en train de regretter votre choix, vous divaguez pendant un exposé ou une analyse fine de votre professeur. Vos yeux bloquent sur un bleu qui vous est étrangement familier. Des images et des lettres défilent : vous frétillez de curiosité. Toute cette nouveauté sur un fil d’actualité, c’est trop pour le digital addict que vous êtes. Il vaut mieux se recentrer sur l’étude de texte qui est en cours, pour votre bien.

« Il y a des gens près de la fenêtre. Alerte, il y a des gens près de la fenêtre. » / « Il y a quelqu’un qui siffle dans le couloir. Alerte, Quelqu’un siffle dans le couloir. » Autre cas de perte de concentration : les menaces extérieures. Les couloirs de la Sorbonne, dans certains recoins, ont une capacité étonnante de résonance. Un auditorium idéal pour les sifflements des heureux qui auraient la chance de les parcourir. De même, pour les chanceux du rez-de-chaussée, vous avez droit à un concert fabuleux de la vie des rues du 5ème arrondissement. Un spectacle assez exotique pour vous distraire pendant votre cours d’histoire médiévale.

« Ne rallumez pas la lumière de la salle après un film, nooooon ! » Aujourd’hui, c’est un bon jour. Votre professeur, dans un élan de volonté éducative, a décidé de vous montrer des extraits d’une vidéo/d’un film. La pénombre installée, vous en profitez pour mettre votre cerveau en veille, ce dont vous aviez grand besoin après votre courte nuit passée à rattraper vos séries/à faire vos devoirs (ahem). Jusqu’à ce que la rupture vienne : il est important de rappeler que vous êtes un vendredi matin, qu’il est 8h du matin, c’est-à-dire tôt, un matin d’hiver froid, ce qui signifie que vous n’avez pas encore vu la lumière du jour. Le choc est donc encore plus douloureux lorsque votre sadique de professeur commet un acte impardonnable : rallumer la lumière de la salle. Vous maudissez les dieux existants (ou pas), de celui du soleil à celui de l’électricité. Pour vous calmer, pensez quand même à votre prof’ qui lui, a le malheur de retrouver votre tête de zombie face à lui.

« Eh. C’est la pause là. Est-ce qu’on doit le signaler ? Est-ce que le prof veut la sauter ? J’veux mon café caramel moi… » C’est une autre réalité qu’il faut admettre : vos capacités de concentration ont fortement diminué avec le temps. Cette diminution nécessite donc quelques ajustements, comme par exemple une pause mentale à intervalles réguliers, dans le but d’optimiser les performances de votre esprit devant une analyse de texte/pendant un exposé d’histoire/entre deux parties de Candy Crush. Sauf que, cette pause coûte cher à vos professeurs. Faites le calcul : 10 minutes par séance de TD sur un semestre (10 x 13, vous êtes à la Sorbonne mais vous êtes quand même bons en maths), ça fait 130 minutes. 2h10 donc. 1h10 qui seront perdues devant un des distributeurs du rez-de-chaussée. Il peut donc arriver que, toujours dans le même élan de « volonté éducative » (notez le concept), votre professeur décide de ne pas faire de pause, tout ça pour « être à jour dans le programme ». Pour le plus grand malheur des lobbys des machines à café qui ont fondé un ralliement secret dans le sous-sol de votre chère université.

« Non, je ne répondrai pas à la question. » Fini le temps de la 6ème où vous vous battiez pour avoir le droit de répondre. Aujourd’hui, vous voulez tout faire pour pouvoir vous terrer dans votre coin sans vous faire entendre. Pourquoi ? C’est encore à définir. Peut-être votre modestie qui vous empêche de vouloir briller auprès de vos camarades. Peut-être une honte refoulée liée à votre ignorance. Peut-être une crainte de votre grand professeur assis sur son estrade. Ou alors, vous n’avez juste pas entendu la question.

Paméla Rougerie

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